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l'autre LIVRE

Romans

La Fabrication du Réel

de Caroline HOCTAN

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 11/03/2025 | 23,00 €

Quand la réalité s’effondre, le narrateur prend la fuite vers la côte atlantique, loin de Paris et de l’oppression d’un système en crise. Alors que la mort de son père ressuscite des secrets enfouis et des questions sur ses origines, le suicide d’un célèbre écrivain français vient raviver ses doutes concernant son propre projet d’écriture. Entre l’enquête sur la vie trouble de son père – ancien officier de renseignement des Stay Behind orchestrés en Europe par la CIA – et une quête du sens de la littérature dans une société où les écrivains n’y ont plus leur place, le narrateur plonge dans une réalité qui glisse vers l’inexplicable. En consultant les archives de son père à l’Agence, le narrateur prend ainsi conscience que le réel se façonne comme une fiction, et que son destin a toujours été manipulé. Pour échapper à cette toile d’influences invisibles, il doit accepter de rompre avec le passé qui le hante. Un programme épigénétique révolutionnaire de l’Agence peut-il lui offrir cette libération ? 

Ce roman propose une plongée vertigineuse dans les méandres de l’identité, celle d’un narrateur dont la voix transcende le Genre, et celle multiple de ce grand écrivain dont le geste signale déjà, en 2013, l’effondrement de la littérature française. Il s’agit aussi d’une exploration de la manipulation des récits et de la frontière floue entre réel et fiction, avec au passage, l’ambition de résoudre la fameuse énigme de Kryptos ­– la sculpture au centre du headquarter de la CIA – qui, depuis 1990, défie les cryptographes du monde entier. 

tweet n°1 — (classé) X

de Guillaume BASQUIN

Tinbad-texte (TINBAD) | Paru le 11/03/2025 | 16,00 €

« Une loi sur la presse ! ô peuple gobe-mouche ! / La loi, pas vrai ? quel mot ! comme il emplit la bouche ! / Une loi maternelle, et qui vous tend les bras ! / Une loi (notez bien) qui ne réprime pas, / Qui supprime ! une loi – comme Sainte-n’y-touche ; / Une petite loi qui marche à petits pas ; / Une charmante loi, pleine de convenance, / Qui couvre tous les seins que l’on ne saurait voir... » (Alfred de Musset, Revue des Deux-Mondes, 1835.)

Le 27 octobre 2022, l’entrepreneur Elon Musk rachète Twitter et promet de libérer la parole sur le célèbre réseau social : il va relâcher l’« oiseau bleu ». Un an après, les petits tyrans du « fact-checking », qui se sont trompés sur tout et n’ont fait que relayer des Fake News non vérifiées à longueur d’année, en appellent à boycotter Twitter devenu entre-temps X pendant 24 heures. Un an et demi plus tard, Joe Biden annonce son retrait de la course à la présidentielle américaine sur X. Notre auteur transforme cette tragi-comédie en farce littéraire, façon Alfred Jarry, en s’appuyant sur un autre livre qui avait décortiqué son époque en son temps, Télex N°1 de Jean-Jacques Schuhl, auquel il rend hommage. Le réseau, devenu la 24e lettre de l’alphabet, X, devient l’objet d’une féerie littéraire excentrique en 10 tweets parfaitement carrés.

Ma vie est une start-up

de Lionel FONDEVILLE, Christophe ESNAULT

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 10/12/2024 | 20,00 €

À longueur de journée, le directeur des éditions typographiques Potlatch est bombardé de propositions de textes. Il raconte dans Ma vie est une start-up comment, pour figurer au catalogue Potlatch, certains poètes perdent toute dignité, comment ces mini-Rastignac sans boussole achètent sans ciller des packs de services gazeux proposés par Potlatch : correction (en sous-traitance), réécriture complète (en sous-sous-traitance), publicité moisie sur des blogs littéraires obscurs... Bref, mille et une combines pour dépouiller les affamés de publication. Et ça marche ! Depuis sa place de TGV en première classe, le Potlatch gourou gagne quatre SMIC entre Paris et Toulouse, en toute élégance. 

Mais cet immoraliste mou veut davantage. Il veut le succès, la « glouare », l'Histoire avec une grande hache. Pour cela, il va exploiter la vie et les dits de Fabio, « son » SDF érudit, et la vision panoramique d'une amoureuse lucide, Jenny. 

Une immersion dans la rue auprès des sans-abris (un orteil seulement) lui permet bientôt d'écrire le best-seller postmoderne ultime : l'histoire d'un éditeur escroc, philanthrope par opportunisme, avec autocollants pour sauver le monde et suggestions de pancartes cool pour mendiants. Trois rires garantis à chaque page. Son titre : Ma vie est une start-up. Car cet éditeur caresse le rêve de chaque éditeur : devenir l'auteur goncourtisé d'un chef-d'œuvre de la littérature française, avec le soutien des meilleurs partenariats culturels européens. 

Quand on réside dans un loft de 200 m2, le malheur des pauvres est un excellent sujet de comédie. Mais aveugle à sa propre tragédie, le narrateur de Ma vie® est une start-up ignore qu'il court vers le néant.

Ma vie est une start-up

de Lionel FONDEVILLE, Christophe ESNAULT

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 10/12/2024 | 20,00 €

À longueur de journée, le directeur des éditions typographiques Potlatch est bombardé de propositions de textes. Il raconte dans Ma vie est une start-up comment, pour figurer au catalogue Potlatch, certains poètes perdent toute dignité, comment ces mini-Rastignac sans boussole achètent sans ciller des packs de services gazeux proposés par Potlatch : correction (en sous-traitance), réécriture complète (en sous-sous-traitance), publicité moisie sur des blogs littéraires obscurs... Bref, mille et une combines pour dépouiller les affamés de publication. Et ça marche ! Depuis sa place de TGV en première classe, le Potlatch gourou gagne quatre SMIC entre Paris et Toulouse, en toute élégance. 

Mais cet immoraliste mou veut davantage. Il veut le succès, la « glouare », l'Histoire avec une grande hache. Pour cela, il va exploiter la vie et les dits de Fabio, « son » SDF érudit, et la vision panoramique d'une amoureuse lucide, Jenny. 

Une immersion dans la rue auprès des sans-abris (un orteil seulement) lui permet bientôt d'écrire le best-seller postmoderne ultime : l'histoire d'un éditeur escroc, philanthrope par opportunisme, avec autocollants pour sauver le monde et suggestions de pancartes cool pour mendiants. Trois rires garantis à chaque page. Son titre : Ma vie est une start-up. Car cet éditeur caresse le rêve de chaque éditeur : devenir l'auteur goncourtisé d'un chef-d'œuvre de la littérature française, avec le soutien des meilleurs partenariats culturels européens. 

Quand on réside dans un loft de 200 m2, le malheur des pauvres est un excellent sujet de comédie. Mais aveugle à sa propre tragédie, le narrateur de Ma vie® est une start-up ignore qu'il court vers le néant.

Journal du coureur

de jean-claude HAUC

Tinbad-roman (TINBAD) | Paru le 14/11/2024 | 14,00 €

Quelquefois des événements que l’on croyait définitivement enfouis remontent du passé et nous télescopent avec une violence que nous n’aurions jamais pressentie. C’est ce qui se passe pour le héros quadragénaire de ce petit roman qui se voyait déjà enlisé dans un ensemble d’habitudes rigides et mortifères ; mais qui découvre brusquement une plasticité jusque là insoupçonnée. Vaguement prof de français et écrivain, obstinément gourmand de femmes et de séduction, il est venu se reposer quelques jours dans la vieille maison familiale du midi de la France : rapidement surgissent des souvenirs, des sensations, des odeurs qui le ramènent vers son enfance et qu’il note dans son journal. Entouré de sa sœur, de son beau-frère, de sa nièce adolescente et d’une amie de celle-ci, sans oublier Gustav Mahler dont il est en train de lire une biographie, il se sent comme absent parmi les autres. Lorsque surgissent brusquement d’une vieille malle le livret militaire et quelques cartes postales jaunies du grand-oncle Hector mort à vingt ans pendant la Grande Guerre, là-bas en Serbie. En quelques enjambées le coureur foudroyé va rattraper son neveu coureur de jupons. Le passé cesse dès lors de se confondre avec le présent. Accroché aux basques de son oncle, le prof est prêt à reprendre la course pour la vie. Le goût pour l’écriture, pour la musique et pour l’amour va désormais renaître.

Mythique

de Christophe AUROS

SF-Fantasy (DOURO) | Paru le 04/11/2024 | 20,00 €

Alexandre de Villeneuve, financier aisé, abandonne sa sécurité et sa solitude pour une quête inavouée.

Dans son véhicule-temple, il déambule, laissant le hasard et les événements le guider. Au sein d’un monde qui se délite, des forces barbares agissent. La pensée magique est sœur de la science, malgré leurs prétentions ni l’une ni l’autre ne parviennent à compléter l’homme qui erre, parmi les simulacres et les mythes, vers son inconnu. La littérature seule dépasse le temps.

Dans les bras d’une nature sauvage et belle, entre mobilité et immobilité, rencontres, signes, initiations, le voyageur se trouve très rapidement confronté à sa propre déliquescence. Alex aura-t-il le courage d’affronter ses démons ou poursuivra-t-il son but insensé??

Un homme peut-il survivre à lui-même??

NORA

de Jehan VAN LANGHENHOVEN

La bleu-Turquin (DOURO) | Paru le 04/11/2024 | 17,00 €

Certes ces lignes toutes pétries de foutre et de fracas auraient pu à l’évidence obtenir non le Goncourt (trop périssable) mais tout au moins le Nobel si fruit d’un livre érotique et sans orthographe errant au travers du dix-neuvième (siècle ou arrondissement) elles n’avaient sur leur chemin soudain croisé les hanches, l’antre de Nora, autant dire celui des agents secrets, très secrets, et soudain fut la tempête...

Choisir ses morts

de Julie NAKACHE

Littérature (TEMPS QU'IL FAIT) | Paru le 18/10/2024 | 18,00 €

« Des fils invisibles relient l’histoire d’Éliane et celle de l’empoisonneuse, des passages, des lieux, des émotions ou des réflexions. Les liens nous questionnent, interrogent nos relations aux autres. La guerre ravage un pays, la vie, l’amour continuent d’être vécus. L’Algérie de mon père est morte. Anoun, mon grand-père, enseveli avec elle, comme le corps des Algériens noyés dans la Seine, enterrés à la hâte dans des fosses communes. À quels fils se raccrocher ? Les révoltes paysannes n’ont pas cessé avec l’échec de la Fronde. À l’époque de la Marquise, la misère et les répressions sanglantes s’abritent derrière le sourire des rois. L’époque façonne-t-elle les femmes à la mesure de sa violence ? »
Dans ce roman très intime, Julie Nakache entremêle à une histoire personnelle — celle d’une grand-mère « enchaînée à la famille et à la loi des hommes » dans l’Algérie coloniale — l’histoire de la Marquise de Brinvilliers, au centre de l’« affaire des poisons », qui secoua la cour de Louis XIV. Elle trouve ainsi, entre le récit familial et le récit historique, des échos nombreux et constants qui annulent les considérables différences d’époque, de pays, de milieu. C’est que la condition des femmes n’a guère changé en trois siècles. Et ce n’est pas sans effroi qu’on constate que les deux figures de femmes libres que nous dépeint ce livre répondent fatalement à la violence par le meurtre.

L'Attendeur (de Première classe)

de Fabien MARECHAL

editions le Chant des Voyelles (LE CHANT DES VOYELLES) | Paru le 08/10/2024 | 21,00 €

Fabien Furnier a intégré un nouveau corps d'élite: les Attendeurs 

Les ombres cousues

de Myriam MOSCONA

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 09/09/2024 | 20,00 €

Comment évoquer une vie, une jeunesse, une enfance dans toute son amplitude ? Qu’est-ce qui nous constitue véritablement et peut résister au temps ? Et si nous étions un arbre, vers quel ciel tendent nos branches et dans quelle terre plongent nos racines ?

L’écriture est sans doute l’un de ces moyens imparfaits qui permet de capter un peu de nos vies et d’en partager l’expérience.

Myriam Moscona dans cette œuvre ambitieuse relève l’éternel défi d’une façon toute personnelle qui associe intimement le plus quotidien au monde onirique. La vie prend l’apparence d’un mille-feuille, de mille couches de sédiments accumulés à travers lesquelles seules la mémoire et l’imagination peuvent circuler. Il y a bien sûr ce que l’on sait ou que l’on croit savoir à travers les livres d’histoire, les récits rapportés qui fixent des repères fidèles. Il y a les souvenirs embrumés de l’enfance dont émergent des scènes matricielles. Il y a les voyages qui permettent de remonter aux sources du temps. Il y a les traces de nos lectures qui résonnent encore en nous. Il y a la polyphonie des langues qui se répondent et ne se traduisent pas. Il y a surtout les rêves qui font remonter à la surface ce qui ne passe pas et continue de nous hanter.

Au terme de ce voyage à travers des ombres, tout ne sera pas élucidé, mais ce qui restera pour partie obscur, car d’ordre poétique est peut-être la plus grande richesse de ce livre polyphonique.