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l'autre LIVRE

Poésie

… déplacer les seuils

de Rabia ,

Poésie (MUSIMOT ÉDITIONS) | Paru le 12/12/2024 | 13,00 €

Rabia, nous dit l’indicible… alors quelle importance de savoir si elle s’exprime en son nom ou celui d’une autre ou de toutes les autres ? Le secret enfoui est évoqué avec une telle subtilité qu’il peut se rapporter à toutes les femmes et à tous les enfants violentés.

… ton enfance est une île dans le tiroir d’une armoire muette. Par-dessus l’innocence froissée, tu déposes ta robe d’orpheline et tes mots sidérés. La blessure se couvre des restes de ta dignité.

Les Étoiles

de Martin WABLE

hors collection (ABORDO) | Paru le 15/11/2024 | 17,00 €

Avec Les Étoiles, Martin Wable, « routard des mots » ainsi qu’il se définit, compose une liturgie de l’errance. Il consigne fragments des temps et des lieux, – Antilles, Paris, Tunisie, Afrique de l’Ouest –, parcelles de solitudes, de foules et de rencontres, un pointillisme d’instants. Ses poèmes dessinent un univers à découper selon les pointillés…

Nous les chiens traqués

de Chairil ANWAR

La Lanterne du passeur (ABORDO) | Paru le 15/11/2024 | 19,00 €

Ce voyage est-il si long ? 
Juste un pas ! – Essaye d’aller plus loin !
Mais comment ?
Demande donc aux feuilles mortes,
Et au doux chant qui se change en mélodie !

Adakah jauh perjalanan ini?
Cuma selenggang! – Coba kalau bisa lebih!
Lantas bagaimana?
Pada daun gugur tanya sendiri,
Dan sama lagu melembut jadi melodi!

Entrer au monde

de Gilles DEBARLE

Coudraie (LE COUDRIER) | Paru le 30/10/2024 | 20,00 €

On n’écrit pas pour la facilité, la gloriole ; on écrit pour avancer en soi, progresser en connaissance, ENTRER au monde.

Cela suppose, et c’est le terme-clef de ces poèmes, un «relâchement» face aux dérives, aux gestes impulsifs, aux clichés de la vie. Une relâche, du corps, de l’esprit, pour capter l’essentiel, pour ne pas perdre ce que les mots proposent, délivrent, libèrent.

La poésie est ainsi comme un yoga intériorisé, un retour à soi, conscient et libre.

(Extrait de la préface de Philippe Leuckx)

« Nous sommes las des guerres de position, des figures imposées, des propos sur-mesure,

changer, au-delà des contingences, s'affranchir des contraintes, engranger l'expérience en se gardant d'éclats, prélevant juste assez de nectar personnel,

la tâche semble sans limite,

mais c'est le don de la poésie, par sa densité, dans la durée et la relance qu'elle génère, de saisir la lumière à partir de son âtre, familière à chaque pas de plus. »

Au fil des jours

de Angèle PAOLI

Textes Courts (MUSIMOT ÉDITIONS) | Paru le 10/10/2024 | 10,00 €

te bouleversent les mots de la poète

dans son dernier recueil

ces mots-là si justes si étrangement subtils

dans leur paradoxe même

ses mots sur l’amour plus vrais et plus forts

au moment de vous séparer que lorsque

vous étiez tous deux inscrits dans la vie

au fil des jours

[…]

Guetter les embellies

de Martine ROUHART

LE COUDRIER (LE COUDRIER) | Paru le 15/09/2024 | 18,00 €

Le langage de la nature paraît hautement accessible à celle qui dit vouloir, un jour, « partir avec des valises pleines de plumes ».

Entretemps, on peut faire un bout de chemin avec elle aux limites de ce que permet la joie quand « des nids se creusent dans nos têtes ».

La poète, à l’instar d’un de ses modèles, le poète Philippe Jaccottet, sait « guetter les embellies ». L’image est belle et fait titre pour une poésie de chevet qui, dès l’aube, nous ouvre les portes du ciel à la première lueur.

Nul doute que le lecteur ou la lectrice sera conquis par la « pente douce » de son chant.

(Extrait de la préface de Patrick Devaux)

je voyage

je regarde le paysage

changer de couleur

 

les saisons tournent

 

je voyage

avec la Terre

 

 

Racines de l'éphémère

de Pascal FEYAERTS

LE COUDRIER (LE COUDRIER) | Paru le 15/09/2024 | 18,00 €

Appliquant le principe bouddhique selon lequel un lieu n’est jamais vide lorsque l’esprit est rempli, Feyaerts apprivoise le néant, le nourrit d’essentiel, puisant dans la finitude individuelle des raisons de croire en une infinitude collective.

Poète d’instinct, l’auteur nous emmène sur la sente de son questionnement, vers sa lumière.

«On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’homme qui approche du but ne marche plus ; il danse. »

Cette pensée de Nietzsche traduit bien l’art poétique de Pascal Feyaerts : danser sur le fil éphémère de l’existence pour donner un peu de poids à notre insignifiance, quelque ancrage à notre impermanence.

Racines de l’éphémère… Un titre magnifique, proche de l’oxymore, pour un recueil tout en contrastes, un miroir derrière lequel la vérité nous regarde.

(extrait de la préface de Philippe Colmant)

Terrains conquis

de Colmant PHILIPPE

LE COUDRIER (LE COUDRIER) | Paru le 15/09/2024 | 20,00 €

Dans TERRAINS CONQUIS, le rêve et l’éblouissement viennent équilibrer la réalité et le désenchantement.

Sur fond d’impermanence – un thème qui lui est cher – l’auteur sème des cailloux blancs et noirs, trace un chemin au crayon du cœur. Un recueil comme un souffle, comme un ruban de vie qui flotte au vent.

« Rien n’est acquis, que des moments volés au temps qui passe en sables mouvants sur les rails, le chemin quotidien des jours qui s’enchaînent.

Vivre avec l’idée fixe

L’obsolète obsession

De laisser son empreinte

Dans le sable du temps

Le grand œuvre est ailleurs

Dans l’alcôve du cœur

 

L’œuvre est vaine : seul l’amour est en œuvre aux cordes du cœur. »

(extrait de la préface de Jean-Michel Aubevert)

L'OMBRE L'EAU QUI S'ÉCOULE

de Philippe LORRAIN-VESQUE

AZOÉ (AZOÉ) | Paru le 15/09/2024 | 15,00 €

Lointaine est la mélodie de mon cœur
Elle se perd jusqu’aux sables de l’enfance
Jusqu’au sel
Elle a mêlé nos souffles
Dès mon plus jeune âge

Par elle j’entends le feu j’entends la joie
Le jeu le rire chante la rudesse
Elle n’a ni allure ni visage
Ni un rien qui la nomme
Et m’accompagne

Avec elle s’en ira-t-elle mon âme
Lointaine mélodie de mon cœur
Aux mélodies immortelles

LA PETITE-FILLE-AUX-FEUILLES-MORTES

de Lucrèce LUCIANI

AZOÉ (AZOÉ) | Paru le 01/09/2024 | 15,00 €

Récit poétique autour de la Photographie « La petite fille aux feuilles mortes » ©Édouard Boubat, Jardin du Luxembourg, Paris 1946.

Cette photographie à mon chevet durant quarante ans où elle allumait une lumière expirée, vivante cependant. Sa lueur adorable faisait de moi sage dormante ou vive éveillée. Mes doigts touchaient doucement la mort tandis que mon œil s’irradiait de la vie. 
C’est toujours elle qui me contemplait et moi qui incessamment tentait de la surprendre. Souvent la nuit venait nous boire à notre insu et je demandais alors à la petite fille de la photo de devenir mon étoile. Cela ne lui était pas difficile puisqu’elle était déjà un astre. Elle se mettait à briller comme une planète si proche et tellement inaccessible.
C’est donc qu’elle m’entendait, elle qui ne répondait jamais à mes rires, jamais à mes pleurs. Et à qui jamais je n’aurais demandé de se retourner.