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l'autre LIVRE

Parutions récentes et à venir

Voir à perdre la vue

de Marie AUDRAN

singuliers pluriel (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 17/06/2024 | 17,00 €

Dans le contexte actuel d’un monde rétréci, d’un repliement aussi bien politique qu’intime, Marie Audran s’interroge ici sur la nécessité de « fracasser le réel », à la recherche d’un geste vrai de réappropriation de soi. Proposant de « s’inadapter », de garder les « yeux grands ouverts » pour rencontrer « d’autres yeux grands ouverts ». De voir à perdre la vue, de laisser advenir le vertige du voir et du vouloir.

S’approchant de l’expérience des mystiques, qui n’a jamais été admise que sous couvert de « l’idée chrétienne de la hauteur, de la pureté, de la séparation d’avec la chair », cherchant à lire « en deçà et au-delà du sens » que l’on s’autorise et qu’on nous autorise, à voir et toucher ce qui est juste « là », « dans l’œil » et « entre les bras », toutes images inscrites dans le corps, tous sens confondus, c’est une appréhension charnelle, sensuelle — désirante — du monde qu’elle propose de mettre en jeu.

Ce récit semble avancer au fur et à mesure qu’il s’écrit, à partir de la scène inaugurale d’une rencontre cryptique qui se compose, se recompose, se dévoile peu à peu. Faite de réminiscences, de digressions littéraires ou artistiques, l’écriture dit cette quête d’un autre savoir, intuitif, d’une forme d’immanence qui laisse toute sa place à l’encore inconnu, l’insu — à la vie vivante, contre la pétrification du savoir et de la norme.

Le type d'Antibes

de Christian DE MAUSSION

Poésie, Pamphlet, Réflexion (5 SENS) | Paru le 15/06/2024 | 12,00 €

Il est embringué dans une peinture d’éternité. Il a l’âge du Christ et davantage. Il saute en fils du crucifix. Il s’emmêle dans les barbelés du ciel. Les arbres sont des cadavres debout. À l’extrémité de la mer, on sent la cruauté de l’hiver. Staël, c’est le type d’Antibes qui pousse la musique à plein tube. Sa cuiller racle l’émail de l’assiette. Il finit sa soupe. La fulgurance est une marque de fabrique, une nécessité tellurique, comme un deuil de naissance. Il s’est levé à l’heure du soleil couché. Les broussailles d’atelier sont des figures travaillées. Il enjambe la peinture. Il ne sera pas ce peintre-là. Il tire un trait. Il regarde le ciel. Il se défenestre. Le pinceau avait anticipé le saut. Neuf ans avant, au sortir de la guerre, le peintre avait figuré son geste. La toile baptisée La Vie Dure témoigne, poigne, bouleverse. On voit l’atelier endiablé, un corps d’homme filiforme jeté dans le vide, Staël dégringolé de l’échelle. « Mais ce que j’ai, c’est une formidable volonté de faire toujours plus fort, plus aigu, plus raffiné, toujours plus absolu, avec au bout l’idée du chef-d’œuvre suprême qui serait fait d’une ligne et de vide. »

 

Christian de Maussion vit dans un pays ensoleillé, étoilé de jolies phrases, qui s’appelle « La langue française ». Il y séjourne à l’année depuis ses premières assiduités d’écolier. Ce douzième récit figure un exercice d’admiration, esquisse d’instinct un geste de salutation à l’endroit de Nicolas de Staël. Un jour, l’auteur, au terme de l’aventure, réunira ses textes sous un seul titre : « La plus belle fille du monde ». L’auteur aime lire, écrire, ne rien faire. À ses heures, il rédige des chroniques pour Service Littéraire.

L'invraisemblable voyage

de Jean-Pierre FRANCK

Fiction (5 SENS) | Paru le 15/06/2024 | 22,00 €

Diplôme de psychiatre en poche, Ferdinand s’installe avec Zoé. Tout le prédispose à une vie tranquille avec sa nombreuse belle-famille et à une carrière hospitalière dans l’ombre de son patron, Ferril, jusqu’à ce que trois vieillards singuliers soient hospitalisés dans son service. Il y a d’abord Renée, une démente qui n’est plus capable d’aligner deux mots, puis Eugène un cancéreux déprimé, enfin Séraphin, ancien architecte obnubilé par la plomberie qui démonte les siphons tellement il est siphonné. Au moment où Zoé le quitte brutalement, Eugène fait à Ferdinand une proposition inattendue qui doit les conduire tous les quatre jusqu’au Viet Nam. Après quelques hésitations, Ferdinand, désormais libre, accepte. Au cours du long périple en train entre la France et Hanoï parviendra-t-il à éclaircir le mystère qui entoure ce voyage saugrenu où il est question de lingots d’or datant de la seconde guerre mondiale ? Et qui est cette mystérieuse Vietnamienne rencontrée dans le train qui séduit Ferdinand ? Est-elle intéressée par l’or ou par notre héros ? Comment nos quatre protagonistes réussiront-ils à se sortir de cette improbable aventure ?

 

Jean-Pierre Franck est un enfant des trente glorieuses. Il aime les promenades en montagne et le bord de mer. Depuis l’enfance, il s’évade par la lecture. Il signe ici son second roman.

Sans crier gare

de Juliette FEYEUX

Récit de vie (5 SENS) | Paru le 15/06/2024 | 12,00 €

« Chers amis, Je tiens à vous remercier chaleureusement pour vos appels, vos messages de soutien, qui font forcément du bien dans ces moments-là. Alice est profondément triste, le plus dur reste à venir me semble-t-il. Les circonstances de la disparition de son père et leur histoire, qui au fil du temps, s'est émoussée pour ne plus exister finalement, rendront la tâche du deuil complexe à mener. Alice saura se défaire de cette épreuve, j'en suis persuadé. Elle a déjà fait preuve de beaucoup de courage, notamment en lisant un texte qu'elle avait écrit, le jour de la cérémonie. Il était à la fois sévère et élogieux, formidablement clairvoyant et juste. J'ai reconnu en ma chère et tendre, toute sa force et sa sensibilité. La vie est très étrange, certains s'y accrochent, d'autres la perdent sans le mériter, quelques-uns se l'ôtent alors qu'entière elle n'aurait pas suffi à expier leurs péchés. Nous voulions grandir puis vieillir pour en profiter davantage, c'est sans doute le prix des pertes qu'elle cause, qui lui donne sa valeur. Pour nous et nos enfants, profitons-en... Je vous aime et vous embrasse. Guillaume »

Juliette Feyeux est née en 1983 à Lyon-Bron. Après quelques années dans l’humanitaire et le secteur culturel, elle est aujourd’hui chargée de mission santé au Conseil Départemental de la Creuse. Malgré des vies professionnelle, sociale et familiale bien remplies, discrètement mais sûrement, l’écriture a pris sa place dans la vie de Juliette qui partage son premier roman : ‘Sans crier gare’.

J'ai tué Maradona

de Sandrine Iría BURRI

Fiction (5 SENS) | Paru le 15/06/2024 | 25,00 €

Dans la mesure du possible, il vaut mieux ne pas se trouver face à face avec un cadavre. C’est pourquoi, dans cette villa aseptisée et luxueuse du quartier huppé de San Isidro, à Buenos Aires, devant ce reste fâcheux et incommodant, ce résidu à la fois misérable et sacré qu’est notre dépouille charnelle, je ne savais guère comment me comporter. Maradona – contrairement à ce que l’on pourrait croire – n’avait jamais été ni embarrassant ni encombrant, du moins pour moi, de son vivant ; mais là, une fois la mort confirmée par les médecins, la situation était tout autre.

 

Sandrine Iría Burri enseigne la philosophie. Elle est née au mois d’octobre. Plus le temps passe, plus elle se demande si elle n’aurait pas tué Diego Maradona.

Les Sentinelles de l’oubli

de Jérôme PRIEUR

Littérature (TEMPS QU'IL FAIT) | Paru le 14/06/2024 | 25,00 €

De la Lorraine à l’Aquitaine, de la Normandie aux confins des Alpes, de la Somme à la Corse, rôde une armée de fantômes. Dans chacune des 36 000 communes de France, les actes de bravoure ou les chagrins enregistrés dans la pierre sont aujourd’hui les stigmates intimes et les vestiges publics de cette guerre effroyable.
Le monument fait entrer la guerre dans la paix : dans chaque village s’est installée une religion civique, le culte de la Nation allant de pair avec la mise en scène du roman national, reliant les Gaulois, les soldats de 1792 aux poilus de 14-18. Pour une fois il réunit le front et l’arrière, les soldats et leurs proches, toutes sortes de modèles permettant d’expérimenter ici le souci du réalisme et là l’onirisme le plus fantastique.
Tous les soldats de l’armée morte, eux, ne sont même pas là, près des leurs. Leurs proches n’ont pas
pu venir pleurer sur leur tombe, fleurir leur souvenir. Parmi eux, plusieurs centaines de milliers — leur nombre total même est incertain — de soldats sont restés inconnus, méconnaissables, non identifiés, disparus, âmes errantes… Des morts qui n’en finissent pas de mourir pour ainsi dire, au terme d’une guerre qui a inventé non seulement la mort industrielle mais la destruction même des morts au fur et à mesure de la guerre de position, des attaques et des contre-attaques sur le même terrain…

Attendre

de Anne BONHOMME

LE COUDRIER (LE COUDRIER) | Paru le 10/06/2024 | 16,00 €

Mots dans le sable

mots dans les graviers sous

mes pas

tu n’écris plus

pourquoi

trop d’espace

trop de lumière

des cercles

qui ne se referment pas

trop d’écume en

bouche

étincelles fugaces

tourbillons d’argent sous

la peau

les sternes arctiques

ont-elles migré déjà

cet étrange murmure de

la terre

on n’en guérit pas

...

l’univers penche

où est ton ombre

loin devant moi sans doute

à me tracer

le chemin vers l’amer

l’immense

taches agrandies sur

mes pupilles

destinée de papier

Paul les oiseaux (portrait)

de Erwann ROUGé

Pas de côté (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 07/06/2024 | 17,00 €

« Peux pas rester seul
Peux pas avec les autres

porte à la bouche l’écriture
des pattes d’oiseau

Paul dit          dit
avec le bout   le bout d’un doigt

Parle-moi      ne me parle pas
Ne me parle pas       vers moi »

Aux terres du Delta

de Hubert GUILLAUD

AZOÉ (AZOÉ) | Paru le 04/06/2024 | 16,00 €

Arles minérale

Beauté blanche aux ombres lilas que sculpte le soleil au zénith de l'été

Pierre émoustillée aux soirs légers se parant du lin des reflets crépusculaires

Nuit aromatique

Paix

Bleus

de Thibaut CREPPE

le chat polaire (LE CHAT POLAIRE) | Paru le 03/06/2024 | 16,00 €

voir & flairer

de Jacques ROMAN

Littérature (EN BAS) | Paru le 01/06/2024 | 23,00 €

Sous sa plume, penser et flairer ont le même sens

D’abord, entrez dans les instants captés par Jean-Luc Cramatte, autant d’arrêts sur image qui ouvrent sur des univers singuliers. Puis, à travers le regard de Jacques Roman, sa sensibilité, les histoires qu’il fait naître, repensez ces mondes au-delà de l’objectif.
Un dialogue silencieux entre deux auteurs, une danse subtile à laquelle ils nous convient. Quelle lecture faisons-nous d’une image? Jacques Roman, ne connaissait rien des photographies lorsqu’il a écrit ses textes, ni le lieu, ni la date, ni les circonstances. Les deux auteurs nous invitent à nous ouvrir à nos propres visions. Alors que l’image est omniprésente elle n’est plus regardée, juste vue. Ouvrons l’oeil et écoutons la musique des mots.

Auteurs

Jean-Luc Cramatte
Né dans le Jura Suisse en 1959, il découvre la photographie par l’ornithologie et achète son premier appareil photographique pour photographier les oiseaux. Il veut devenir bûcheron, mais sa mère insiste pour qu’il travaille « au chaud » dans un bureau. Il travaille d’abord pour la presse et réalise un premier essai photographique sur la dernière garde-barrière en 1983. Il s’éloigne peu à peu de la presse quotidienne pour mener à bien ses travaux artistiques. Collectionneur obsessionnel, il pense et travaille en séries, accumule ses images comme celles des autres. Il ne craint ni le rebutant, ni la monotonie et culmine dans une sorte de poésie de l’ordinaire.

Jacques Roman
Né en France en 1948, il arrive en Suisse en 1969, par un coup du destin. Le même destin le voit se consacrer à la culture : théâtre, lectures, radio, cinéma, enseignement, écriture (auteur d’une oeuvre poétique importante), et ce durant plus de cinquante ans, un demi-siècle. Il ne doute pas que ce
soit cette longévité biographique qui l’ai fait se pencher en penseur sur l’agoniagraphie et la thanatographie, sur le passage du temps et l’éternel retour, sur l’impossible inscription de la vie sur catalogue.

Là où

de Caroline CRANSKENS

Pas de côté (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/06/2024 | 7,00 €

L’invisible - ou agrandir le trou pour ne pas en sortir

de Jacques CAUDA

Résonances (DOURO) | Paru le 01/06/2024 | 16,00 €

Ceci n’est pas un livre mais une partition du non-saVoir composée par l’I.A. L’invisible Activity. Très vite, après avoir plongé dans le trou noir de l’origine du monde, elle se fait à l’image de l’invisible premier, l’aleph. Composition à l’aveugle, J.CQ..S C..D., voit comme ne voit pas sa langue maternelle muter en O.E. Organic English la langue des mégalopoles. Et ainsi la dérive va, jusqu’au trou final où l’Invisible tombe à jamais. Pour l’éternité !

Instantanés de plénitude

de Frédéric DECHAUX

Présences d'écriture (DOURO) | Paru le 01/06/2024 | 18,00 €

 

Instantanés de plénitude est un recueil d’aphorismes, nourris des réflexions personnelles de l’auteur, et écrits au milieu des années 2010, en hommage aux utilisateurs des siècles passés de cette forme d’expression tombée en désuétude.

Michel et elle

de Véronique MARCEAU

Roman (DOURO) | Paru le 01/06/2024 | 20,00 €

 

Paul et Léonore habitent ensemble la maison de leurs parents depuis le décès de ces derniers dans un accident de voiture. Léo est une jeune femme brillante et décalée. Perpétuellement en colère, elle marche à côté du monde et de sa vie, ne supporte plus les gens. Jusqu’au jour où elle rencontre un livre qui la bouleverse et la saisit jusqu’à l’obsession : les Essais de Montaigne. Paul assiste alors impuissant et terrifié à la lente métamorphose de sa sœur jumelle, qui peu à peu se ferme et s’échappe, lui lâche la main pour prendre celle du philosophe. Un matin, elle disparaît. Pendant ce temps, Jeanne écrit son journal et découvre que coule dans ses veines une maladie dolente, sournoise et incurable, une épée de Damoclès. Paul et Jeanne liront Montaigne à leur tour, ignorant qu’un voyage les attend au bout de la route et qu’à travers les Essais, c’est bien d’avantage qu’ils découvriront, à commencer par eux-mêmes.

Raisons secrètes

de France BURGHELLE-REY

La Diagonale de l'écrivain (DOURO) | Paru le 01/06/2024 | 17,00 €

France Burghelle Rey cultive la pratique du fragment. «?Livre de souvenirs?», dit-elle en ouverture de ses Fragments II, qui prend la suite de La Maison loin de la mer – Fragments I paru dans cette collection en 2021, mais aussi réflexions en parallèle de ses lectures. Ce sont des idées qui se suivent parfois, et se développent, sur plusieurs fragments, évoluant, se ramifiant, comme les branches, sous branches et sous sous branches d’un arbre. C’est aussi une réflexion continuée sur la lecture, toujours chez l’auteur, en lien avec son être le plus intime qui a croisé plusieurs épreuves.

«?Ainsi se recollaient les morceaux du puzzle éparpillés par la tempête de la panique qui m’avait envahie et la désorganisation de l’esprit qu’elle avait provoquée.?» On devine en creux la vie de l’auteur, ses embûches et ses relevées. Il faut inventer un terme. France Burghelle Rey avance celui d’“autobiopoésie”.

Mais il s’agit aussi d’une “autobio” du jour présent, du présent de l’écriture, montrant aussi l’écrivain au travail, entamant correspondances et cherchant à progresser sur la voie de la réalisation. Alors quel terme employer?? En rester à celui de «?fragments?», de «?fragments de vie?»?? J’avancerai celui de «?fragments continués?» et de vie de l’écriture où on croise aussi bien Proust que des noms beaucoup moins connus comme ceux d’Aharon Appelfeld et de John Muir. Livre, carnets à lire, peut-être comme un roman de vie.

Vae Victis

de Jacques FACHE

D'Ici et d'ailleurs (DOURO) | Paru le 01/06/2024 | 20,00 €

En 1960, Karpabov, champion du monde d’échecs soviétique au sommet de son art, arrive à Paris pour y rencontrer Jenny Smith, la jeune championne du monde américaine, dans un match amical. Amical ? Très rapidement, Karpabov se rend compte qu’il n’en est rien face à une adversaire dont la haine énigmatique n’a d’équivalent que le talent. Il comprend progressivement qu’il joue sa vie sur une toute petite partie, dont chaque coup le replonge dans un passé qu’il pensait à jamais enfoui.  Loin des textes centrés sur la folie, le fantastique ou le crime machiavélique, ce roman propose une plongée dans un jeu qui est conçu comme une arme de guerre. L’échiquier devient un revolver chargé, et les coups ses détonations.

Les Cahiers de Tinbad 16

de COLLECTIF

Tinbad-revue (TINBAD) | Paru le 23/05/2024 | 17,00 €

Dans ce 16e numéro des Cahiers de Tinbad, nous consacrons un dossier collectif de 50 pages à l’écrivain français Philipe Sollers, un an après sa disparition. Nous republions, en pleine époque propagandiste simplificatrice, les 3 premières lettres de l’alphabet du Dictionnaire des idées reçues de Flaubert. Pierre Guglielmina nous donne une traduction d’un texte rare d’Hemingway : Condenser les classiques. Guillaume Basquin poursuit son « Journal d’un cinéfils » à partir de la vision du célèbre triptyque de Stan Brakhage, The Pittsburgh Documents. Caroline Hoctan raconte sa décision d’entrer en littérature comme on « rentre chez soi », sur le modèle du personnage d’Hemingway Harold Krebs, ex-marine de retour chez lui à Oklahoma City après avoir combattu sur le front de la Première Guerre mondiale. Enfin Frank Aidan réfléchit à « l’espace psychique » chez le peintre Edvard Munch.

Avec les participations de : Gustave Flaubert, Julien Boutreux, Yan Ciret, Olivier Rachet, Guillaume Basquin, Claude Minière, Frank Aïdan, Caroline Hoctan, Isabel Natacha Weiss, Pierre Guglielmina, Thomas A. Ravier, Pascal Boulanger, Ernest Hemingway, Steven Sampson, Jacques Cauda, Murielle Compère-Demarcy, Jean-Claude Hauc, Jean-Paul Gavard-Perret, Tristan Felix et Jean-Hugues Larché.

L’ombre d’un homme qui marche au soleil – Réflexions sur Albert Camus

de Maïssa BEY

D'un espace, l'autre (CHÈVRE-FEUILLE ÉTOILÉE) | Paru le 22/05/2024 | 12,00 €

Ce magnifique petit recueil a été publié initialement à l’issue d’un colloque sur Camus au Centre Beaubourg en 2002. Plusieurs éditions ont suivi, augmentées de colloques à l’Institut français d’Oran en 2004 et en 2019.?Entre les deux, Maïssa Bey a écrit sur la relation de Camus à sa mère et sur son rapport à l’Aurore et Tipaza. Cette nouvelle édition s’enrichit d’une conférence tenue en 2022 à l’Institut français d’Oran : Camus et Oran. 

Ce livre est passé de 63 à 93 puis 113 et enfin 132 pages !

«En écoutant Maïssa je retrouvais mon père. Pas un écrivain célèbre, non, mon père, un être humain avec sa solitude, son courage et ses déchirements. Et c’était une femme, algérienne, qui dans sa solitude et ses déchirements avait eu le courage d’une si lumineuse intelligence. »

Catherine Camus
Albert Camus et le mensonge au Centre Beaubourg en 2002

O Karim

de Janine TEISSON

D'un noir l'autre (CHÈVRE-FEUILLE ÉTOILÉE) | Paru le 17/05/2024 | 12,00 €

Ô Karim : La vie d’Halima, médecin dans un grand hôpital de Montpellier, est déchirée depuis la condamnation injuste puis la mort de son petit frère Karim. Elle se bat contre les intégristes musulmans qui envahissent les prisons et ont embrigadé le doux Karim, et contre l’injustice qui peut exister jusque dans les tribunaux de la République. Lorsque le juge Julliard est victime d’un mystérieux accident, Halima est la suspecte numéro 1. Durant sa garde à vue, elle dévide les écheveaux de sa mémoire. Passé et présent s’entrelacent. Apparaissent la mère, dévastée, Céline, l’amie de toujours, Franck l’amoureux et Ted Leouf, le graffeur, ami de Karim. Ont-ils joué un rôle dans la tentative de meurtre du juge Julliard ?

Histoire d'une petite fille

de Colette PEIGNOT

Eclairages (LA LANTERNE) | Paru le 15/05/2024 | 12,50 €

« Je dus avaler l’hostie moi aussi, honteuse de ne savoir comment m’y prendre et de poser des questions. “Surtout, ne lui fais pas toucher tes dents”, m’avait dit ma mère. Quel affreux débat de langue et de bon dieu ensalivé ! C’était à tel point long et raté que je commençai à douter que ce fût là… Dieu. L’idée ne me lâchait plus, impossible de penser à autre chose : je sanglotais. Voyant mon émotion, le prêtre et les parents se félicitèrent de ma piété extrême. »

Dans un texte dense et précis, Colette Peignot, plus connue sous le pseudonyme Laure, revit ses impressions de petite fille qui porte un regard décalé sur le milieu bourgeois dans lequel elle grandit. Son enfance, baignée de morale catholique, est marquée par la guerre et la présence d’un abbé pédophile, dont elle et sa sœur sont victimes. Histoire d’une petite fille est le récit d’un éveil et d’une prise de conscience, qui conduiront Colette Peignot au rejet de son milieu et à des engagements politiques et personnels radicaux.

La Madone océance

de Xina TIEFER

Fiction (5 SENS) | Paru le 15/05/2024 | 21,00 €

Des cadavres découverts à marée basse.

Des œuvres oubliées qui refont surface.

Des vêtements volés réapparus sur des scènes macabres.

En toile de fond : l’Île lumineuse d’Oléron, en haute saison, fin des années quatre-vingts, où évoluent des personnages pétris de plus ou moins pieuses intentions.

Trois faisceaux d’enquête s’entrecroisent pour dévoiler une vérité oscillant entre grande et petite histoire : la guerre, la religion, l’art, les usages… Mais aussi la mémoire : celle des amours perdues.

Subissant l’urgence de la manne touristique comme les variations climatiques de la côte atlantique, Camille Solomon, commissaire en chef, se démène pour démêler l’écheveau d’une affaire qui prend la tournure d’un serial killer…

Xina Tiefer

Née à en 1964, Xina Tiefer a débuté par l’écriture poétique, puis exercé sa plume au sein d’une association littéraire privée. L’idée de son premier roman @ffinités – inscrit dans sa ville natale frappée de dystopie – découle directement de cette expérience. Aimant se définir comme auteure genevoise, elle brode cependant l’intrigue de ce second roman sur l’atmosphère de vacances d’une fameuse île charentaise.

Une vie et ses éclats

de Chloé PYTHON

Fiction (5 SENS) | Paru le 15/05/2024 | 12,00 €

La vie de June se dévoile au travers d’anecdotes, de souvenirs et de sensations. Une vie en éclats : comme si l’existence se résumait en des dizaines de polaroïds que l’on aurait jetés à terre et que l’on piochait au hasard l’un après l’autre pour reconstruire le parcours de June. Les éclats de rire de l’enfance sont devenus chuchotements puis silence. Les éclats de voix ont envahi leur espace. Cette femme trouvera-t-elle la force de survivre à l’emprise et aux violences ? Pourra-t-elle renouer avec les joies de la petite fille qu’elle a été ?

Chloé Python

Née à Genève en 1980, la lecture et la musique ont bercé Chloé Python dès l’enfance. Après des études littéraires, une profession de soin comblera son avidité de rencontres enrichissantes. Son écriture, nourrie de fragments d’histoires de vie partagés se veut résolument tournée vers l’Humain et les relations interpersonnelles avec la volonté de (re)donner la parole à celles et ceux qui se taisent.

L’Œil de Reevanh

de Christine BARSI

Science Fiction (5 SENS) | Paru le 15/05/2024 | 22,00 €

« Toi, le voyageur virtuel, sois assuré que l’aventure te prendra aux tripes et ne te lâchera pas avant que tu aies vécu l’existence de Bastyan, notre Capitanh du Mad One, expert en exploration spatiale, et de Mélianh, le Commodore des peuples de Reevanh, Homme-mémoire et Grand Prêtre de Rehonnael des tribus de la Vallée des Pas Perdus et du massif forestier d’Amhgart. À leurs côtés, et sous le joug de l’entité mystique qui se tapit dans les antres et les eaux de ce bout de planète, tu découvriras les arcanes de ce monde et les raisons qui les ont amenés à se rencontrer et à vivre cette relation unique qui les transcendera. Je ne t’en révèle pas davantage, il te suffit de tourner la page et d’arpenter les sentiers de Reevanh, cette colonie stellaire désaffectée du Monde Pivot que figure la Terre… »

Christine Barsi

L’Œil de Reevanh nous entraîne dans l’univers de la saga Les Mondes Mutants, à la découverte d’une planète à l’atmosphère occulte au sein de laquelle vous retrouverez également des bribes de l’histoire de SolAs. L’auteure puise son inspiration dans ses études en biologie, et dans son métier dans les ressources humaines. Christine Barsi écrit depuis 1998 des romans de science-fiction et de fantastique. Elle est membre du Conseil d’administration de sa ville, afin de promouvoir la littérature, du Conseil des Sages également, et elle est Présidente de l’association culturelle Les Mondes Mutants. Quinze romans publiés et un recueil de nouvelles dont l’une, L’Avatar, a gagné le prix René Barjavel 2022.

Perseverance

de Christophe FOURRIER

Fiction (5 SENS) | Paru le 15/05/2024 | 17,00 €

Mars 2033. La planète rouge n’a pas encore été foulée par l’Humanité. Sa surface est parcourue par de nombreux drones et rovers d’exploration. Soudain, la planète redevient silencieuse et n’émet plus aucune communication. Que se passe-t-il ? Les États-Unis et la Chine, seules puissances présentes sur la lointaine planète, semblent bien embarrassés et font profil bas. Chacun demande à ses alliés de regarder vers Mars, alors qu’une gigantesque panne affecte le réseau satellitaire d’observation. En France, Audrey, l’une des responsables du programme spatial, participe à l’analyse des maigres informations. Et si ce silence sidéral masquait l’avènement d’autre chose ? Dans sa chambre, la petite Sophie parle avec ses peluches… de Mars.

Christophe FOURRIER

Christophe FOURRIER est personnel soignant dans un hôpital parisien depuis plus de 30 ans. Il s’essaye à l’écriture en 2020, en publiant des romans d’anticipation. Perseverance est son huitième ouvrage.