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l'autre LIVRE

Parutions récentes et à venir

Les pouvoirs du lait. Coallaitement collectif et parenté en contexte saharien (Aït Khebbach, Sud-Est marocain)

de Marie-Luce GELARD

Terrains et théories anthropologiques (PÉTRA) | Paru le 03/11/2016 | 25,00 €

Au fondement de l'ancien mode de vie nomade et pastoral de la tribu saharienne des Aït Khebbach, le lait est un aliment primordial et survalorisé. Nourriture "extraordinaire", le lait avec ses dérivés est le symbole même de l'opulence et de la fertilité. Il joue aussi un rôle majeur dans un tout autre domaine, celui de la parenté où il manifeste le rôle du féminin que les lectures androcentriques ont ignoré. Ce texte invite à une relecture historique permettant de nuancer les analyses qui ne voyaient la parenté au Maghreb que sous l'angle de l'agnatisme.

Mythologie personnelle

de Christophe ESNAULT

Tinbad-poésie (TINBAD) | Paru le 02/11/2016 | 13,50 €

Choisir quatre des cinq questions posées à des écrivains par André Breton, parfois avec Paul Éluard, dans une série d’enquêtes surréalistes publiées dans trois revues?: Littérature (1919), La Révolution surréaliste (1925) et Minotaure (1933). Répondre, en incluant quarante huit textes visuels. Ce livre est un hommage à la dramaturge anglaise Sarah Kane et à son sublime 4.48 Psychose (L’Arche, 2001).

Le rire triomphant des perdants : (Journal de guerre)

de Cyril HUOT

Tinbad-essai (TINBAD) | Paru le 02/11/2016 | 21,00 €

S’il faut coûte que coûte ranger ce texte dans un genre littéraire préexistant, (et il paraît qu’il le faut), nous dirons qu’il s’agit ici de Critique littéraire, mais sous réserve d’en inverser les termes. Nous parlerons plutôt de Littérature critique. Et Littérature critique de quoi?? Critique de la bêtise propre au gros animal d’aujourd’hui, au sens même où l’entendait Platon en son temps. La littérature, en effet, a toujours eu pour vocation première de combattre la souveraine bêtise de la bête sociale, l’oppression qu’elle exerce, sa tyrannie sans cesse croissante, de la dénoncer hautement, sans relâche, quotidiennement. Quand le journal de bord de quiconque s’en remet à la littérature pour tenter de survivre à l’omnipotence de la bête sociale, à la barbarie généralisée qui en est l’expression flagrante et qui est bien loin de se limiter à celle que l’on désigne ordinairement sous ce mot, ne saurait nécessairement être qu’un journal de guerre. Pour mener cette guerre, pour soutenir ce siège, l’auteur fait appel aux voix des plus grands de ceux qui par le passé ont eu à mener cette même guerre, à soutenir ce même siège, auxquelles il ne craint pas de mêler la sienne, aussi faible et dérisoire soit-elle?; mais encore, face à une société pathétique qui n’a plus pour valeurs que celles de l’arrivisme et du consumérisme, et pour idéal que celui d’une ploutocratie, fait-il en premier lieu appel à ce rire insolent, paradoxalement triomphant, des perdants, des vaincus, des laissés pour compte du système et des exclus de toujours. 

1989, année de mobilisations politiques en Asie centrale

de Olivier FERRANDO

Cahiers d'Asie centrale (PÉTRA) | Paru le 01/11/2016 | 30,00 €

L'année 1989 symbolise, dans la mémoire collective, la fin du communisme en Europe, mais il faudra attendre plus de deux ans pour assister à la dissolution de l’Union soviétique et à l’accès des cinq républiques d’Asie centrale à leur indépendance. Pourtant, dès le début de l’année 1989, avant-même la chute du mur de Berlin, la région fut le siège de plusieurs signes avant-coureurs : le retrait de l’Armée Rouge en Afghanistan ; l’arrêt des essais nucléaires soviétiques au Kazakhstan ; l’apparition des premières tensions interethniques dans la vallée du Ferghana ; l’adoption par chaque république d’une loi sur la langue. Autant de moments qui montrent combien l’année 1989 a marqué l’histoire récente de l’Asie centrale.
Ce nouveau numéro des Cahiers d’Asie centrale est donc consacré à l’étude des transformations sociales et politiques survenues au cours de l’année 1989 afin de comprendre à quel point cette année constitue un moment fondateur des mobilisations politiques en Asie centrale. Couvrant un large spectre disciplinaire (histoire, anthropologie, sociologie, science politique), ce numéro est composé de dix articles écrits à parité égale par des auteurs centrasiatiques et occidentaux, apportant ainsi à la fois des analyses objectives et des témoignages de terrain de chercheurs ayant vécu les événement présentés ici.
Découpé en trois parties, l’ouvrage traite d’abord des nouvelles formes de culture et de discours politiques qui se sont développées en Asie centrale à la fin des années quatre-vingt à la faveur de la politique de reconstruction (perestroïka) et de transparence (glasnost) voulue par Mikhaïl Gorbatchev. Il explore ensuite les mobilisations politiques à l’oeuvre en Asie centrale en 1989, en réponse au mécontentement social, économique et culturel de la population. Enfin, la dernière partie aborde le processus d’ethnicisation de l’action collective, en revenant sur trois exemples tragiques d’escalade violente des mobilisations politiques.

Orgasmes et fantaisies

de Ivan de MONBRISON

Fiction (5 SENS) | Paru le 01/11/2016 | 14,40 €

Orgasmes et fantaisies

Paul, artiste et écrivain au chômage, la quarantaine passée, habite à Marseille. C’est un associable qui passe le plus clair de son temps enfermé chez lui, à broyer du noir. Au fil des pages, nous découvrons qu’il soupçonne de plus en plus sa compagne, décoratrice d’intérieur, de le tromper avec un certain Joachim.

L’auteur nous emmène ainsi dans l’univers mental de ce personnage sombre et tourmenté, irrationnel et intolérant, mais lucide néanmoins, que la jalousie emporte peu à peu aux confins de la folie.

 

Ivan de Monbrison

L’auteur est né quelque part en France aux alentours de 1969 d’une mère venue d’Égypte et d’un père vague rejeton d’une vieille aristocratie huguenote quelque peu décatie reconvertie dans le commerce des antiquités sur le tard. Quelque peu dépressif, un peu scribouillard, barbouillant à ses heures, il a, par inadvertance, publié çà et là dans des revues littéraires souterraines ou des maisons d’éditions à tirages plutôt confidentiels. Il a aussi parfois exposé ses toiles et autres oeuvres plastiques dans des espaces alternatifs essentiellement à Paris.

Portraits d'intérieurs

de Valérie ABOULKER, Sébastien DETAILLE

Art Poésie (APEIRON) | Paru le 26/10/2016 | 29,00 €

Ce livre est un carnet de voyages à travers une série de dix-sept portraits d’intérieurs ! Voyages chez les amis de toujours, la famille ou les rencontres d’un moment. Valérie Aboulker dessine les intérieurs des appartements ou des maisons. Un angle de vue, les objets, les couleurs, la luminosité du lieu l’inspirent. Valérie aime les tissus, elle en crée pour chaque intérieur visité ; des motifs et des couleurs, reflets de ces vies partagées. Il s’agit d’un voyage graphique dans l’intimité des souvenirs accumulés, des agencements et des décors. Sans rien connaître des véritables occupants, Sébastien Detaille invente dix-sept  histoires, dix-sept vies inspirées du travail de Valérie. Elles prennent place entre dessins et tissus, au cœur du travail graphique. Ces espaces d’intimité et de liberté, pour leurs occupants, donnent à voir un aspect d’eux-mêmes à ceux qui les visitent, dans une construction consciente ou non. Étendus ou exigus, ouverts sur l’extérieur ou cocons protecteurs, investis depuis toujours ou pour une période brève, ces intérieurs renvoient au temps qui passe : les événements marquants ou le renouvellement du quotidien y ont créé des repères et des habitudes, depuis les souvenirs de l’enfance jusqu’aux autres périodes de l’existence..

Ecuador

de Alessio DEFENDINI

Art Poésie (APEIRON) | Paru le 26/10/2016 | 28,00 €

Alessio vit et travaille en Italie. Il voyage et dessine. Sa technique est mixte : pastels, aquarelles, crayons, stylos à bille, stylos à encre, feutres et collages. Son style est un mélange de dextérité et de spontanéité. Dextérité avec les outils, connaissance des techniques, de la perspective et un sens remarquable des couleurs et de l’habillage des pages. Spontanéité pour retransmettre au plus simple son point de vue sur ce qui l’entoure. Grâce à cette alliance il peut laisser s’exprimer sa créativité. Carnet de voyage original en italien, accompagné de textes traduits en français en fin d’ouvrage, qui nous racontent le pays traversé et les anecdotes du voyage.

Ce livre est né d’une rencontre au Festival 2015 des carnets de voyages de Clermont-Ferrand.

Arracher le tapis et autres moments fondateurs

de CLAIRE DUMAY

proses (ATELIER DE L'AGNEAU ÉDITEUR) | Paru le 24/10/2016 | 17,00 €

Présentation des récits de Claire Dumay

Postface de l'auteur

La narratrice est tiraillée entre deux exigences constitutives de son identité : ordonner le Vécu jusqu’à l’obsession, trouver des exutoires  allant dans la direction de sa vraie nature. Une trentaine de textes constituent la matière du livre.

Claire Dumay est professeur de Lettres, c’est son deuxième livre à l’Atelier de l’agneau.


 

 

Parties communes

de Laurent BANITZ, Benoît CAMUS, Louise CARON, Guillaume COUTY, Anne-Céline DARTEVEL, Jean-Claude LALUMIERE, Malvina MAJOUX, Gilles MARCHAND, Arnaud MODAT, Pascale PUJOL, Murielle RENAULT, Christophe SEGAS

ANTIDATA (ANTIDATA) | Paru le 15/10/2016 | 11,50 €

 Comment peut-on être voisin ?
Et comment peut-on persister dans cet état avec un entêtement qui confine à la provocation ? Et cependant... Si l'on y réfléchit bien, ne sommes-nous pas tous le voisin de quelqu'un ? Qui peut en effet se targuer de n'avoir jamais été surpris à voisiner avec ses semblables ?
Les auteurs de ce recueil tentent, chacun à leur manière, d'échapper à ces questions, en noyant le poisson de façon plus ou moins habile.
D'après nos sources, aucun d'entre eux n'a jamais participé à une fête des voisins. Ils ne savent donc absolument pas de quoi ils parlent.

Heavens Road

de Alexis AREND

ZINEDI (ZINEDI) | Paru le 13/10/2016 | 20,00 €

Par centaines, par milliers, puis par millions, hommes, femmes et enfants disparaissent en quelques jours, sans laisser la moindre trace derrière eux. De par le monde, le même phénomène se reproduit et prend rapidement une ampleur démesurée. Toute forme de vie sur Terre, animale ou végétale, semble condamnée à l'anéantissement. La terreur se répand rapidement dans tous les esprits devant ce fléau inouï.
À la recherche d’une terre d’accueil, un groupe de survivants d'une petite ville de l'Illinois veut croire en l’impossible. Pourquoi Kyle Jenkins, le protagoniste de cette fiction, semble-t-il si particulier ? Quel est ce mystérieux vieil homme infirme qui l’appelle à lui au travers d’une chanson de jazz ? Les rêves, les visions qui hantent Jenkins sont-elles synonymes d’espoir ou le fruit d’une manipulation funeste ? Que cache cette incroyable extinction de la vie sur Terre ? Et surtout, quel sort sera celui des derniers hommes ?

Les Fables de la Fontaine en argot illustrees

de Jean-Louis AZENCOTT

ZINEDI (ZINEDI) | Paru le 13/10/2016 | 17,00 €

Ces fables revisitées proposent de décrypter l’univers de Jean de La Fontaine pour en faire jaillir la substance, l’humour, l’humanité et la morale de ce maître des eaux et forêts devenu poète,écrivain, conteur.
Les mots d’argot employés par Jean-Louis Azencott sont un cocktail de langages populaires d’époques et de corporations variées : du parler malfrat à celui de la police en passant par celui du boucher au temps des Halles de Paris, de la finance, des camelots et forains, du milieu, jusqu’au langage urbain des cités d’aujourd’hui.
La présentation des fables originales de Jean de La Fontaine permet de mieux apprécier la « traduction » qu’en fait Jean-Louis Azencott, et les dessins de l’auteur donnent aux mots toutes leurs couleurs.

 

Faire un trou à la nuit

de PEGLION SABINE

POESIE (LA TÊTE À L'ENVERS) | Paru le 10/10/2016 | 15,00 €

Dans les mots revenus,

là si proches

et si peu attendus

se peut-il que le bonheur approche

Ce livre est le chant étrange d'une absence à venir : que savons-nous de cette ombre profonde, qui approche, de ce lent demain ?

Nous avons là une tentative émouvante d'en éclairer l'instant, comme ... un ultime effort... pour contredire la mort. Dans ce passage d'une rive à l'autre, l'auteur cherche à inventer le chemin d'une espérance retrouvée.

Au crépuscule de tes

paroles s'avancer

Faire un trou à la nuit

Laisser les étoiles s'évader

... avec, pour seul appui cette ombre qui fuit

 

Sabine Péglion est professeur de lettres et poète. Elle a publié Le nid aux éditions la tête à l'envers, mais aussi, chez d'autres éditeurs, Métamorphoses, Traversée nomade, Prière minérale, dialogue avec des oeuvres de Robert Lobet, Derrière la vitre, Ecrire à Yaoundé, Temps Totems Tabous.

Détecteur de mes songes

de Kenan GORGUN

QUADRATURE (QUADRATURE) | Paru le 10/10/2016 | 16,00 €

Ce monde-ci a été façonné en sept nuits. Sept nuits de rêves et de cauchemars. Pour ceux qui verraient dans le nombre avancé une allusion biblique, je jure de n’avoir pas fait exprès : j’ai créé et détruit au gré de mon inconscient. Sept nuits. Les plus excitantes dema vie.

 

Kenan Gorgu?n, Belgo-Turc né en 1977, abandonne ses études à dix-sept ans pour se consacrer à l’écriture... alors qu’il rêve d’être camionneur et n’a pas lu un seul livre de sa vie. Nouvelles, romans, scripts pour le cinéma, chansons pour groupes de rock, journalisme gonzo dans les coulisses de Cannes, son éducation buissonnière en fait un baroudeur, un pamphlétaire, un empêcheur de tourner en rond qui ne cesse d’évoluer et de chercher de nouveaux défis à relever. Il renoue ici avec la forme brève, dix ans après la publication de son recueil L’Enfer est à nous chez Quadrature

Les Grenouilles de la Susquehanna

de Michel REGNIER

Regain de lecture (CORSAIRE) | Paru le 07/10/2016 | 16,00 €

Du nord au sud des Amériques, des plaines froides de l’Alberta au désert brûlant de l’Atacama, dix récits nous plongent dans la vie quotidienne de femmes et d’hommes pour lesquels les promesses d’un continent sont souvent devenues d’amères désillusions.

Fermiers chevauchant de puissantes machines, ou paysans pêcheurs dans les matins givrés des Andes ; enfants sans enfance et femmes aux rêves envolés ; printemps éclatés de Pennsylvanie et d’Argentine ; mirages du Nordeste et fracas des mines ; le chant des Amériques porte espoirs et violences, sans parfois changer de musique.

Citoyen du Monde, Michel Régnier a réalisé de nombreux films documentaires dans les trois Amériques, en Europe, Afrique et Asie, traitant d’urbanisme, d’éducation, de santé, de développement et de conflits sociopolitiques. La plupart de ses films et livres s’inscrivent dans la recherche d’une meilleure compréhension Nord-Sud.

Il a publié Brûlure des villes aux Éditions Paradigme et Le Bouleau de Baffou chez Corsaire Éditions.

 

Une révolution en héritage

de Alain KERHERVÉ

Regain de lecture (CORSAIRE) | Paru le 07/10/2016 | 20,00 €

 

Cet ouvrage sur la politique sociale de Charles de Gaulle veut évoquer un thème fort peu évoqué par l’ensemble des biographies et ouvrages consacrés à sa politique.

Du discours d’Oxford en 1942 jusqu’au référendum de 1969, en passant par l’incontournable programme du CNR et les nombreuses réformes, c’est toute une vie au cours de laquelle Charles de Gaulle entend mener une révolution sociale.

Alain Kerhervé fait œuvre d’historien en proposant une analyse chronologique de l’œuvre inachevée de Charles de Gaulle et fait le récit des mois qui ont précédé le référendum d’avril 1969 décrivant les agissements de ceux qui ont voulu torpiller son ambition sociale.

Tout cela se serait passé différemment si l’attitude de Pompidou avait été différente. Charles de Gaulle à Michel Debré, le 24 avril 1969.

Alain Kerhervé, chroniqueur politique notamment sur le site internet gaullisme.fr est également acteur de la vie publique, il a longtemps dirigé une organisation syndicale de salariés et est aujourd'hui élu local d'une ville bretonne.

Table rase et paysage

de Denis DELBAERE

Esthétique appliquée (PÉTRA) | Paru le 04/10/2016 | 25,00 €

Plus que tout autre sans doute, notre temps requiert un remodelage volontariste et planifié des territoires afin de répondre aux défis socio-environnementaux actuels. Mais nos sociétés démocratiques sont largement privées des moyens politiques d’une telle ambition depuis qu’elles ont remis en question la légitimité de la techno-structure planiste qui, de 1950 à 1975, à aménagé efficacement, autoritairement et aussi aveuglement l’essentiel des espaces que nous partageons aujourd’hui – grands ensembles de logement et zones commerciales, réseau autoroutier et transports publics à grande vitesse, bases de loisir et secteurs sauvegardés des centres villes, équipements sportifs et pôles universitaires.

Un demi siècle après ces grands chantiers généralement accusés d’avoir défiguré les territoires, il est temps de dresser un bilan de ces « paysages de la modernité », afin d’évaluer le legs du planisme et d’imaginer son renouveau critique. Si, en effet, bien des ouvrages construits par le planisme se dégrade et subissent l’agressivité de plans de rénovation urbaine fondés sur cette même logique de table rase qu’ils reprochent aux urbanistes des années de croissance d’avoir employée, en revanche les espaces publics, les plantations et les reliefs sommairement et massivement esquissés alors arrivent désormais à maturité pour qui sait les regarder.

En mobilisant les outils des sciences du paysage et en les confrontant à l’exploration d’une vingtaine de paysages emblématiques de la modernité, l’auteur montre la diversité et la qualité insoupçonnées des paysages induits plutôt que produits par le planisme, et suggère comment ce « degré zéro du paysage » pourrait bien composer l’armature écologique et urbaine des territoires en transition.

 

Cataracte de la douleur

de Christine DELCOURT

Poésie, Pamphlet, Réflexion (5 SENS) | Paru le 01/10/2016 | 14,40 €

Cataracte de la douleur est le récit d’un combat contre ce qui peut ronger l’intégrité d’un être à la dérive, lorsque le corps et l’esprit confrontent sans relâche leurs blessures. La lutte est âpre et la violence présente. 

Écrit sous forme d’un journal de maladie, en prose poétique, cette histoire de vie qui flirte avec la mort déroule sa spirale au rythme de douleurs intimes, ponctuée par la succession des jours et des nuits. Et le lecteur, qui ne saura plus à quel saint du calendrier se vouer, ne sortira pas indemne de ce voyage initiatique. 

Mais survient la parole pour porter haut le cri. Et c’est au bord de la rupture que déferlent les mots en coups de poings pour mieux régler les comptes. Ils redonnent souffle aussi, construisent des garde-fous et permettent la traversée vers des rives plus clémentes où se tenir droit debout. Mots rédempteurs qui viennent à bout de la souffrance à force de la nommer, mots exorcistes qui bannissent l’appel souterrain pour ouvrir la porte sur le désir qui veillait au seuil et… 

Résider en soi, 

pour être soi, enfin, tout simplement, 

et juste comme un commencement. 

Christine Delcourt est née sous le signe des Poissons, dans la ville du Grand Jeu. Elle a publié une vingtaine de recueils de poésie et de nombreux textes dans tout autant de revues et anthologies.

A nos vallées enfouies

de Catherine BERAEL

SORTILEGES (LE COUDRIER) | Paru le 01/10/2016 | 22,00 €

Il était comme un retour sur amont pour que la Terre tourne plus rond ... Comme les compagnons artisans font leur « Tour de France », courait le mythique GR20, le sentier de grande randonnée le plus rude d’Europe, à travers la montagne Corse. On ne s’y aventure pas sans laisser derrière soi quelque chose de son bagage, sur lequel, en allant de l’avant, on revient. Ainsi Solange se remémore Tristan. Son souvenir revient croiser son chemin. À travers une randonnée aussi ardue que passionnée, se profile un duo de plumes comme un quiproquo de mémoires.

« Et j'étais le vent qui soulève en cariatides la poussière des chemins, que poudroie le soleil aux âmes violettes… J'étais le doux zéphyr qui inspire au désir… J'étais le souffle qui volait aux lèvres un baiser de fièvre, plus ardent que le cagnard, et d'entre ces bagnards, forçat d'un espace escarpé, j'étais la pente que soulevait leur effort… J'étais comme le vent. Je traversais votre existence. À peine, j'existais… Voici que je revins sur mes pas, mais vous m'avez gardé rancune de la fortune d'un rêve… Autant vous étiez pragmatique, autant j'étais lyrique… Vous marchiez sur vos pieds. J'avais les ailes de l'eau, des nuées dans la peau pour investir les horizons… » (Tristan)

« Marcher dans la plainte de mon cœur. Marcher pour que s’éloigne la douleur des batailles perdues, pour que le corps se dépouille de ce que l’âme ne porte plus… L’étape est longue, trop longue… Je m’en veux d’avoir présumé de mes forces. Pourquoi ce rêve si tenace ?… Je marche avec tristesse sans voir les pentes boisées, je fouille mon passé. Je tente de saisir ces instants qui font basculer une vie, ces faits si insignifiants soient-ils et qui pourtant entrainent le charriot dans d’autres ornières. J’essaye de comprendre l’insaisissable hasard dans le parcours d’une vie qui parfois offre un tortueux détour. » (Solange)

 

Tant de bonheur à rendre aux fleurs

de Patrick DEVAUX

LE COUDRIER (LE COUDRIER) | Paru le 01/10/2016 | 16,00 €

De l’élixir du quotidien, Patrick Devaux nous livre ses petits bonheurs, au goutte à goutte, dans un recueil d’apaisement. Au revoir tristesse, aujourd’hui l’aube lui sourit. Mots sans majuscules, sans points, sans virgules, juste des sons qui s’articulent et qui s’échappent pour qui veut suivre le vol des oiseaux dans la tiédeur du soleil et s’en réchauffer le cœur.  Comme au vase, « il y reste parfois au fond comme un soupçon d’été ». (Extrait de l’avant-propos de Catherine Berael)
 
tous les vases
 
ne fanent pas le temps des fleurs
 
il y reste parfois au fond
 
comme un soupçon
 
d’été

L'accordéon du silence

de Anne-Marielle WILWERTH

SORTILEGES (LE COUDRIER) | Paru le 01/10/2016 | 20,00 €

Bergère des îles
je suis silence et solitude
 
J’habite l’infini le sel
la lumière et les doutes
 
J’élague au quotidien la mémoire de l’incertain
respirant l’odeur du présent
comme herbes d’enfance
 
Je suis surtout
cette fragile buée sur la vitre
où le poème vient écrire

Eternelle Espagne

de Kyra GOMEZ

Nouvelles (ENVOLÉMOI ÉDITIONS) | Paru le 01/10/2016 | 12,00 €

Ces treize nouvelles ont pour toile de fond la guerre d’Espagne qui, comme toute tragédie, parcourt les générations à la manière d’une rivière souterraine. Les souffrances, les humiliations, les déchirures hanteront à tout jamais les descendants et les portés disparus. À moins que les langues ne se délient. À moins que les trous sombres de la mémoire, creusés par l’oubli et le silence des survivants, ne soient comblés. À moins que les fantômes de cette guerre ne puissent être entendus pour enfin retrouver la paix. C’est ce que tentera de faire, un peu malgré elle, Ana. Un personnage attachant que l’on suivra dans plusieurs de ces courts récits, contrainte de côtoyer les ombres d’un passé qui ne lui appartient pas, mais qui la ronge.

Les nouvelles, réunies dans ce recueil, s’inspirent très librement des histoires racontées dans le cadre familial de l’auteur. Toutefois, ces textes se basent sur des faits réels et témoignent à leur manière d’un passé douloureux que l’auteur souhaite transmettre pour que « la mémoire des hommes libres » ne sombre pas dans l’oubli.

Éternelle Espagne n’est ni vraiment un recueil de nouvelles au sens classique du terme, ni un roman historique, ni tout à fait un témoignage, ou une autobiographie. Cet ouvrage est le fruit d’un long chemin d’interrogations ; des lignes de texte qui essayent de recoudre une vieille blessure avec un fil de mots emplis de compassion et d’une force inébranlable pour s’autoriser à guérir du passé, à revivre, sans pour autant ne vouloir rien effacer ! Nous partageons le bonheur de l’auteur lorsqu’elle écrit enfin : « Après avoir joui d’une dernière nuit dans la main de l’univers, sous un ciel d’étoiles juste sur la zone frontière [entre Espagne et France], à cet endroit fragile où Ana se sentait réconciliée avec elle-même ».

La mort du bourreau. Réflexions interdisciplinaires sur le cadavre des criminels de masse

de Sévane GARIBIAN

Les cadavres dans les violences de masse et les génocides (PÉTRA) | Paru le 01/10/2016 | 25,00 €

La dernière décennie a vu la mort de Slobodan Milosevic, Augusto Pinochet, Saddam Hussein, Oussama Ben Laden ou Mouammar Kadhafi. Car les génocidaires, criminels de guerre, dictateurs, tyrans ou agents du terrorisme international des XXe et XXIe siècles, meurent aussi. Dans tous les cas, les questions que posent ces disparitions singulières sont identiques, bien que se situant dans des contextes différents : quand et comment ces criminels sont-ils morts ? Que faire de leur dépouille ? 
Comment appréhender leur héritage, la mémoire de leur personne et de leurs crimes ?
Malgré leur caractère crucial et leur actualité, ces questions n’ont pour l’heure suscité que peu de travaux dans le domaine des sciences juridiques et sociales. Si l’on observe un important regain d’intérêt pour la parole du bourreau en tant que source d’information, rares sont les études qui s’attachent au sort de celui-ci, une fois décédé. Cet ouvrage vise précisément à combler ce manque.
La réflexion interdisciplinaire engagée ici met en dialogue les apports du droit, de l’histoire, de l’anthropologie, de la sociologie, de la littérature et de la psychologie autour de trois thématiques principales : les modalités de la (mise à) mort du bourreau, le traitement post-mortem de son corps, et la question de la patrimonialisation face aux exigences de justice et de réparation. Ce volume entend ainsi montrer les enjeux entourant la fin des criminels de masse – une mort jamais anodine, même lorsqu’elle est naturelle.

Ouvrage dirigé par : Sévane Garibian

Contributions de : Rosa Ana Alija Fernández, Ana Arzoumanian, Antoine Garapon, Sévane Garibian, Anne Yvonne Guillou, Florence Hartmann, Frédéric Mégret, Muriel Montagut, Didier Musiedlak, Nicolas Patin, Karine Ramondy, Élodie Tranchez

La vie d'une femme rom (tsigane)

de Stefka STEFANOVA NIKOLOVA

Textes en contexte (PÉTRA) | Paru le 29/09/2016 | 16,00 €

Avec DVD Le Voyage d'une femme tsigane, film de Cécile Canut, produit par tutti quanti (2010 - 18 mn)

Préface et traduction du bulgare par Cécile CANUT


Cécile Canut, linguiste (université Paris-Descartes) et cinéaste, partage par intermittence la vie de la famille de Stefka. Depuis 2007, elle a engagé avec quelques habitants de Nadejda un travail filmique collectif (Derrière le mur) ainsi que la traduction et la publication en français des textes inédits de Stefka S. Nikolova.
Cette démarche s?inscrit dans une réflexion sur les formes de subjectivations artistiques et politiques dont Stefka S. Nikolova est une incarnation exemplaire. Le film Le Voyage d?une femme tsigane a été réalisé en 2009, entre Sliven et Sozopol (Bulgarie).



RÉSUMÉ
Stefka S. Nikolova vit dans le quartier Nadejda, « L?Espérance », à la périphérie de Sliven (Bulgarie), réputé
jadis pour la valeur de ses musiciens. Isolé du reste de la ville par un mur construit tout autour du quartier dans
les années 70 afin de cacher les habitants tsiganes aux regards extérieurs, le « Ghetto », comme certains  l?appellent, regroupe actuellement plus de 20 000 personnes. Le chômage et la pauvreté, depuis 1989, gagnent inexorablement les habitants qui fuient vers des fortunes incertaines. Supportant mal de voir son lieu d?enfance partir à la dérive, Stefka, mère de famille que rien ne prédestinait à l?écriture, s?est mise à composer des textes sur sa vie avec l?espoir que quelqu?un, quelque part, l?entende et change la situation. Âgée de 42 ans, Stefka S. Nikolova a longtemps caché ses manuscrits avant de les montrer, puis d?en accepter la publication à l?étranger.


SYNOPSIS du DVD LE VOYAGE D'UNE FEMME TSIGANE
Tout commence par un rendez?vous. Le pays traversé, ses cadres accumulés par la vitre d’un car pour rejoindre une gare. Stefka Stefanova Nikolova attend le train. Depuis combien de temps dans les murmures et les bruits du quartier qui, lui, ne la quitte pas.
Stefka dans le train file à travers la campagne et par la vitre regarde. Il y a les paysages et il y a les gens. L’en?dehors des voix, des chants. Et des pensées qui l’accompagnent. Des présences vont et viennent dans l’espace suspendu des regards, ou le confinement d’un carnet refermé sur ce qu’elle écrit. Les mots qui ne seront pas dits.
La mer est au bout du voyage. Que promet-elle, la mer, si ce n’est d’être là tout entière, images et sons ensemble. L’ostination des vagues et la brise insistante. Le jour insensiblement tombe. La mer ressasse. Qu’y aurait?il après. Tout recommence aussi par un rendez?vous.
Images et sons: Cécile Canut.
Montage : Alain Hobé.
Format : DVCAM.
Production : tutti quanti films.
19’/2010.
 

La passée du matin

de Hélène GARREL

E la nave va (LA CHAMBRE D’ÉCHOS) | Paru le 15/09/2016 | 12,00 €


Ils vont, ils viennent. Leurs vies, leurs amours se croisent, se frôlent, se rapprochent, se perdent. Voyages, échanges, amitiés, amours, ils semblent d’une disponibilité infinie. Parfois, de la terrasse de café où elle s’attarde, lit ou écrit, elle voit passer l’un d’eux. Ils sont intemporels. Paris leur appartient, même si aimantés ailleurs ils ne cessent de partir. Paris les attend, comme leurs pareils nomades et rêveurs d’entre les guerres du siècle dernier, comme ces jeunes flambeurs d’aujourd’hui debout sur les places publiques au petit matin.

Dessins de?Manon Giguere et photographies de Pascal Gonzalez

Le Corps Franc d'Indre et Loire - 1re Compagnie du 20e Bataillon de Chasseurs Alpins

de François ROZIER

Histoire (EDITIONS DU PETIT PAVÉ) | Paru le 15/09/2016 | 24,00 €

Depuis la Libération, que ce soit en Indre-et-Loire ou dans le Doubs, on se souvient chaque année de ces « morts pour la France », mais on connaît peu le parcours du corps franc d’Indre-et-Loire. Avant que la mémoire ne se perde, ce livre vient révéler cette histoire et rendre hommage à tous ces défenseurs de la liberté. 
    
Ce récit historique repose sur des témoignages et des documents d’archives. Il se veut au plus près des faits mais il n’est qu’un point de vue sur une réalité... à chaque franc-tireur son histoire !